Plaçons-nous dans l’état d’esprit de celui qui veut construire, reconstruire ou consolider une situation donnée.

On ose principalement quand les circonstances de notre vie l’exigent. C’est sans doute une vérité de la Palisse mais quand une situation ne l’exige pas, on n’ose pas. Est-ce à dire que pour oser, il faut donc être confronté à une conjoncture particulière, qu’elle soit positive ou négative, qu’il faut être en « danger » ou face à une situation délicate ? Serait-ce notre « moteur » de vie ?

Qu’est-ce qui va nous donner la force d’oser, de franchir le pas ?

Car oser, cela veut dire « provoquer » une situation. Rien ne vient par hasard, ou si peu. C’est comme la chance. Si on ne la provoque pas, elle peut nous passer sous le nez sans même qu’on s’en aperçoive.

A ne pas confondre avec « choquer » qui peut repousser toutes discussions.

Lorsqu’on ose, on prend un risque. On entre dans une forme de dépassement de soi.

Cela implique de tenir compte de la réaction de celui ou de celle, de ceux avec lesquels on doit se confronter. Ils peuvent avoir un avis différent.

Il faut savoir que certaines vérités ne sont pas toujours faciles à entendre ou à dire. De même qu’une bonne décision, basée sur la raison, n’est pas forcément une décision qui va dans notre sens.

En engageant des individus dans un acte, on peut les amener à émettre librement des conduites qu’ils n’auraient pas émises spontanément, changeant en cela leurs comportement et leurs attitudes. En effet, les gens ont tendance à adhérer à ce qui leur paraît être leurs décisions et donc à se comporter en conformité avec elles.

L'on constate que le temps qui passe a tendance à nous faire oublier notre capacité d'être audacieux.

Il faut savoir oser ou réapprendre à oser. Ensuite, il revient à chacun d’entre nous d’en tirer les meilleurs enseignements pour continuer d’avancer, comme par exemple, de ne pas recommencer la même erreur.