pensee_systemique.gif Nous vivons dans un monde où la spécialisation des compétences est à outrance et où règne la division des tâches (le taylorisme). C’est à dire que, petit à petit, nous avons perdu une vision d’ensemble. Chacun est cantonné à son champ d’action et ne s’occupe pas ou plus des autres secteurs.

L’être humain voit l’arbre en face de lui, mais pas la forêt.

La pensée systémique est une manière de voir le monde sous forme de systèmes. Il en existerait 3 types (simples, compliqués et complexes). Les systèmes complexes sont les plus proches de la réalité.

Au risque de l'irriter, cela signifie que l’être humain ne doit plus seulement se contenter des apparences, autrement dit de peu. Il faut le pousser à l’audace, à plus de réflexion, l’ouvrir à des domaines auxquels il n’aurait jamais pensé, peut-être parce qu’il n’y a jamais été confronté. C’est tout le contraire du discours de nos jours.

Et, il ne date pas d’hier. Je me souviens avoir appris à l’école de journalisme, au début des années 80, que l’écriture d’un papier à la radio doit tourner autour de « 200 mots » (compréhensibles du grand public). Au delà, selon un enseignant, les auditeurs risquent de manquer la fin s’ils n’ont pas compris le sens d’un seul mot. Conséquence, le journaliste que j’ai été n’a pas toujours jugé nécessaire de se « creuser la cervelle » pour soumettre autre chose à ses auditeurs.

Aujourd’hui encore, les médias disent proposer à leur public ce qu’il a envie et cherche. Mais au fond, seul celui qui n’a pour vision que l’argent ou son propre intérêt tient de tels raisonnements simplistes, son unique but étant seulement d’être assuré que « ça marchera ».

De plus, le développement des réseaux contribue à enfermer les gens dans un système de pensée. Ne fréquenter que des personnes que l’on connaît, ne lire que les journaux de droite parce qu’on est de droite (et inversement), c’est bien, mais ce n’est pas suffisant pour développer une pensée systémique.

Plus on connaît le monde, moins on le redoute.