Salaires_2.jpg "J'ai donc espéré, comme beaucoup de Français, que Nicolas Sarkozy puisse nous aider à fonctionner dans le bon sens, à trouver un sens commun, car on sait tous que le mérite démérite. Il est aujourd'hui pluriel. Il a pris tous les sens. Alors, même si on use de la célèbre formule "tous les chemins mènent à Rome", ce n'est pourtant pas l'Italie qui va nous aider à retrouver le bon sens. Le modèle n'est pas chez nos voisins italiens, puisqu'ils en sont arrivés aux "Top modèles"! Les Italiens qui, eux-mêmes, sont nombreux à regretter que l'ascension sociale, à l'image de celle que leur a renvoyé leur ancien Premier ministre, Silvio Berlusconi, passe par la "promotion canapé". Quant aux Français, ceux dont les salaires stagnent depuis des années, en même temps que flambent les prix, sont contraints, pour l'instant, à devoir attendre et se contenter des promotions... sur les canapés! (...)

Je comprends pourquoi la notion de mérite passe à la "trappe", après mon rendez-vous avec le candidat à l'élection présidentielle. Puis, j'ai la confirmation de ce que je n'espère pas, lorsqu'il vante les mérites de son fils qui se présente à la tête de l'EPAD, en octobre 2009. On en a effectivement pas la même vision.

L'affaire de l'EPAD touche donc nos fondamentaux. Elle révèle un système qui balaye le curriculum vitae d'un revers de la main. L'ampleur de la colère des Français (NDLR: qui écrivent à l'UMP lorsque ce parti était au pouvoir de la France), à ce moment là, démontre qu'il devient indispensable de mettre les choses au clair"...

Extraits du livre: Est-ce que quelqu'un m'entend? paru aux Editions terre des graves couv_lafon_web.jpg