Etienne_de_La_Boetie.jpg On peut contraindre le « tyran » à agir autrement, à condition que chacun de nous prenne réellement conscience que ces rapports de domination-servitude n’existent que parce qu’on les entretient. « Le tyran n’existe que parce qu’il y a des serviteurs ». Lorsqu’on se soumet à un système de fonctionnement, de fait, on le maintient. On en est en partie responsable.

Ne perdons pas de vue que celui qui domine, « ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire ».

Rien n’est donc inéluctable. A partir du moment où l’on prend conscience de celui que l’on est, il n’est jamais trop tard pour trouver la force de décider, puis d’oser se confronter à l’avenir pour faire valoir ses propres capacités et aspirations. En sommes, c’est reprendre le contrôle de sa propre existence.

Ainsi, pour réagir face à toute oppression, toute exploitation, toute corruption, le chemin passe d'abord par la prise de conscience individuelle et l'éducation.

« » Extraits du Discours de la servitude volontaire, d’Etienne de La Boétie